Passages des Panoramas

01 septembre 2015

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Passage des Panoramas :48907823 copie
Longueur 133 m, largeur 3.20m.
Galerie Feydeau :
Longueur 60m, largeur 3.20m.
Galerie Montmartre : 
Longueur 70m, largeur 3.20m.
Galerie Saint-Marc :
Longueur 60m, largeur 3.20m.
Galerie des Variétés :
Longueur 53m, largeur 3.20m.

Passage ouvert tous les jours de 6h à minuit.

Inscription ISMH le 7 juillet 1974 : Passage et galeries elles-mêmes à l'exclusion des parties modernes incluses dans l'immeuble 10 rue Saint-Marc. Façades et toitures des immeubles 10 rue Saint-Marc, 11-13 boulevard Montmartre et 38 rue Vivienne comportant les entrées du passage.
Le 10-07-2009 l'arrêté n°2009-899 inscrit au titre des monuments historiques les pièces 1,2,4 et 5 avec leur décor de l'ancien magasin Stern.

Le passage doit son nom aux deux rotondes abritant les panoramas qui, à l’origine, encadraient le porche boulevard Montmartre.

Vue Bld

Le café Veron occupait le coté gauche jusqu’aux travaux de 1834, puis le coté droit jusqu’aux environs de 1914.


Delaveine        Flam's        Victoria station bld 01

Le coté droit est occupé, aujourd’hui, par le magasin de vêtements Delaveine et le coté gauche par deux restaurants. Le Flam’s occupant l’angle du passage et le premier étage, et la pizzeria Victoria Station dont on retrouve une devanture dans le passage. L’entrée ne se faisant que par le boulevard.

                                      Flam's-DSCN0417                         Flam's-DSCN0419

Flam’s a décoré une de ses devantures dans le passage en 2013.

Victoria station -passage-DSCN0470   Victoria station -passage-DSCN0472   Victoria station -passage-DSCN0471

La devanture du passage de Victoria Station s'orne de deux personnages et les wagons sont munis de roue fin novembre 2013.

Crepeterie glacier

 

Au 63, après avoir occupé le 17 puis le 5, emplacement du graveur Devambez, de 1890 jusqu'à son départ 16 place Vendôme, occupé aujourd’hui par le glacier, La Crêperie.

 


IMG_9254

A coté se trouvent les premiers magasins de philatélie du passage qui lui ont redonné de l’animation dans les années 1970 et il est devenu un lieu incontournable pour les philatélistes.

 

Les frères Susse, ouvre en 1806, aux n°7-8 passage des Panoramas, la papeterie Susse Frères où l'on trouvait, un peu de tout. Elle quitte le passage en 1844 et deviendra une fonderie d’art qui existe toujours.

Guillemard                 IMG_7599

Au 7 une bijouterie a laissé sa place, en septembre 2008, à Anne Guillemard, encadreur d'art, qui fait de jolies vitrines. Elle donne également des cours de cartonnage et d'encadrement. On vient du monde entier pour y assister, particulièrement du Japon.

Racines          racines02          Escalier

Au 8 l'imprimerie Mercier et Violet a fermer ses portes vers 2004 et le temps que le propriétaire fasse quelques travaux l'enseigne Racine a ouvert le 14-10-2007. La façade a été refaite par ses soins à l'ancienne mais a gardé les vitrines de l'imprimeur. Il vend des vins de petits propriétaires faisant du vin naturel et, en particulier, dont leur production n'est pas traité au souffre. Le vin peut être emporté ou dégusté sur place. Il est alors accompagné d'une cuisine traditionnelle. Il a gardé son escalier en tire-bouchon qui mène, au premier étage, à une salle ouverte le midi  .

Passage des panoramas   Arbre a Canelle   Devanture 06   Enseigne-DSCN0415

Au 57-59, la somptueuse devanture de bois, les sols, les marbres et les peintures murales proviennent de la chocolaterie, confiserie Marquis. Dans les années 60 elle a été remplacée par des restaurants ou des salons de thé dont « Papa bœuf » et la « Caravane ». En 1986 le salon de thé « L'Arbre à Cannelle » s'installe. En 2008, le nouveau directeur le transforme en un restaurant de cuisine traditionnelle.
Une enseigne vient s'ajouter en 2013.

carrelage_02           carrelage_01           carrelages

Nous sommes à l'endroit où nous trouvons le plus de vestiges de carrelages. surtout devant les portes où, parfois, le nom du magasin est mentionné. Vu la diversité on peut penser que le carrelage était laisser au bon soin des magasins.

 

GYOZA BAR-DSCN0414          Gyoza          GYOZA BAR-DSCN0413

Au 56, Clément Maréchal a laissé sa place, en 2011, à un restaurant japonais « Le Gyoza »
Le gyoza est un ravioli japonais, petit et dodu, en forme de huitième de sphère, légèrement étiré à ses extrémités. Le gyoza est traditionnellement farci de viande de porc, poireau et gingembre, grillé d’un seul côté et terminé à la vapeur, puis dégusté trempé dans une sauce pimentée.
 

Noglu-DSCN0411                                Noglu-DSCN0412

Au 16 Live Gallery est remplacé, en 2012, par NOGLU qui est un restaurant et une épicerie.
Le nouvel établissement tenu par Frédérique Jules propose une cuisine et des produits sans gluten.
En 2014, il reprenne le 49 occupé par Maalkita pour instaler l'épicerie et laisse le restaurant au 16.

Au 47, le graveur Stern quitte le passage en septembre 2008 pour prendre à bail une boutique au 131, rue du faubourg Saint-Honoré.              
En décembre 2008 des nouveaux locataires occupent les lieux. Une boutique, passage des Panoramas est occupée par Galerie Numismatique, magasin de vente de pièces de monnaie. A l'angle des galeries Feydeau et des Variétés un magasin de livres d'occasion. La partie la plus importante, au coin du passage des Panoramas et de la galerie des Variétés, est occupée par l'éditeur de catalogue de timbres postes Arthur Maury. Ces trois magasins ont disparu deux ans après.

Les Grands d'Espagne-DSCN0408                                      Les Grands d'Espagne-DSCN0475

Fin 2012 le magasin "Tombé du camion" laisse sa place à "Les Grands d'Espagne".
Le 25 et 26 novembre 2013 il tente le record Guinness de découpe de jambon qu'il établira en 33heures... et 92 kilos de jambon.

              
L_AMI_MARCO               L_AMI_MARCO_2

Au 22 le restaurant Croquenote, bien connu des amateurs de chansons francophones, a vu se produire les plus grands tel Brassens, Brel et Félix Leclerc. Malheureusement le décès d'Eric Zimmerman, intervenu le 28-12-2000, a entrainé sa fermeture. Plusieurs restaurants se sont succédés dont le restaurant "La Table" avant que « L'AMI MARCO » s'installe le 15-6-2009. Il offre une cuisine traditionnelle.

Le théâtre de Monsieur Comte, théâtre pour enfants joué par des enfants, se trouvait à ce niveau, coté gauche, de 1820 à 1826.

euromen's club

Une statue du dieu Bacchus nous invitait, dans le passage, à entrer a l'Euromen's club, sauna se trouvant au sous sol. Elle est maintenant dans un recoin de l’entrée et c’est dommage.

Galerie des Variétés

Galerie des Varietes porche        Galerie des Varietes 01       Galerie des Varietes 02

Fait unique : le porche d'entrée, rue Vivienne, ne porte aucune mention du nom de la galerie.
C'est au croisement du passage et de la galerie que l'on peut imaginer toute la splendeur du passage de 1834.
La glace, au fond de la galerie, donne une idée trompeuse de sa longueur.
Au 17 se trouve l’entrée des artistes du théâtre des Variétés.

Galerie Saint Marc

Galerie St-Marc entree        Galerie St-Marc 2012-2        Galerie St-Marc 2012-4

Après plus de deux ans de travaux la galerie a retrouvé, en 2012, toute sa splendeur.
Aucun commerce ne l'occupe entre la galerie des Variétés et la galerie Montmartre.

Galerie Montmartre

Au 27, Rodolphe Julian ouvre en 1868 l'académie libre de peinture. Elle existe toujours sous le nom d'ESAG-Penninghen (école supérieure d’art graphique).

EEMI-DSCN0790

Au 12, la Cantine, premier espace de travail collaboratif en réseau « coworking space » à Paris, relié à d'autres structures en France et à l'étranger, déménage, ainsi que les autres dispositifs de l’association Silicon Sentier, au 39 rue du Caire et laisse sa place le 1er octobre 2013 à L’EEMI (Ecole Européenne des Métiers de l'Internet), installée au Palais Brongniart, qui s’agrandit.

Mur gallerie Montmartre 01  Mur gallerie Montmartre 02  Mur gallerie Montmartre 04  Mur gallerie Montmartre 05

Le mur situé entre le passage des Panoramas et la galerie Feydeau a été décoré en 2011. C'est une note de couleur qui est la bienvenue car les magasins ont tendance à repeindre leur devanture en noir et on a l'impression que le passage se met en deuil.

 

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01 août 2015

Historique

En 1704, Thomas de Rivié, secrétaire du roi, fait construire par Lassurance un hôtel rue Saint-Marc dont les jardins vont jusqu’au boulevard Montmartre.

hotel de montmorency et pavillon chinois 03

Il est acheté, en 1710, par le contrôleur général des finances Nicolas Desmarets et, en 1723, par le maréchal Charles-François de Montmorency, duc de Luxembourg.
La rue Neuve-de-Montmorency a été percée, en 1782, par le duc de Montmorency-Laval, et à ses frais, pour servir de débouché à son hôtel dont l'entrée est situé 10 rue Saint-Marc. Elle prend son nom actuel de rue des Panoramas en 1867.
A la Révolution l'hôtel est saisi comme bien d’émigré. Il est loué à un tapissier en 1793 et est vendu comme bien national, une première fois le 10 avril 1797 à Bignon qui n’acquitte pas la totalité de la somme. Il est revendu une seconde fois le 13 décembre 1798 à Decretot.  
Fulton arrive en 1797 en  France pour proposer au Directoire certaines de ses inventions, dont un bateau sous-marin qu'il appelle Nautilus dont les essais seront concluants.
Robert Fulton dépose un brevet d'invention comme importateur des tableaux circulaires nommés panorama inventé par Robert Barker en Angleterre qui lui est accordé le 26 avril 1799 pour dix ans. Il fait construire une rotonde à Paris dans le jardin d'Apollon, en bordure du boulevard des Capucines. Le premier panorama français est exposé en août 1799. C’est une vue de Paris depuis les Tuileries.

James Thayer, armateur américain, eut un de ses bateaux saisi après le siège de Toulon, en 1798, et vendu comme navire anglais. Il vient en France pour se faire indemniser. Il est payé, mais en assignats, dont il ne sait trop que faire. Il est obligé d’investir en France. 

En avril 1800 Fulton cède la totalité de ses droits à James Thayer.

Decretot cède l'hôtel le 27 mai 1800 à la citoyenne Henriette Berk « épouse non commune en biens de James Thayer et de lui néanmoins pour le présent autorisée ... » devant maître Lherbette notaire à Paris.
Thayer fait construire une rotonde de 14 mètres de diamètre dans le jardin, en retrait du boulevard Montmartre. Le panorama représente l'évacuation de Toulon par les anglais en 1793.
En 1805 on signale la construction d’une troisième rotonde à Paris. Les deux rotondes sont maintenant présentes boulevard Montmartre.
Pour plus de détails sur les premiers panoramas cliquer ici.

passage des panoramas sous l'Empire        

 

Montigny dans son guide « Le provincial à Paris », paru en 1825, ne signale une possibilité d'accès aux rotondes que du coté droit. L'accès à la seconde rotonde ne peut se faire que par la passerelle que l'on aperçoit sur le tableau datant de l'Empire. Il signale également un passage sombre desservant l'entrée des artistes du théâtre des Variétés.
Le décret du préfet Frochot du 4 février 1805 instaure la numérotation actuelle des rues et dont l'application s'est faite l'année suivante. Le passage ne le respecte pas.
La construction du théâtre des Variétés commence deuxième semestre 1806 pour être inauguré le 24-6-1807.
Vu les données précédentes on peut penser qu’une ébauche de passage a été construite avec la construction de la deuxième rotonde pour être achevé avec la construction du théâtre des Variétés.


plan Maire 1808 copie

Ce passage se compose d'une rangée de boutiques avec un sous-sol et un étage reliés par un escalier en colimaçon. Il est protégé et éclairé par une lumière zénithale grâce à un toit en bois à double pente ajouré à espaces réguliers de lanterneaux vitrés. Il est rectiligne, commence 7 boulevard Montmartre et finit entre le 8 et 10 rue Saint-Marc.

En 1816, Winsor fit le premier essai d'éclairage au gaz inventé par Lebon dans un salon et l'étendit à tout le passage l'année suivante.

L‘Almanach des spectacles de 1830 signale, dans le même local que les panoramas, la présence d’un péristréphorama ou panorama mobile.

Après le prolongement de la rue Vivienne jusqu'à la rue Feydeau on envisage de la continuer jusqu'au boulevard Montmartre. Une décision ministérielle du 15-2-1809, signée Cretet, prescrit le prolongement sur une largeur de 10m. Ce projet n’est point alors exécuté. Repris en 1824, il donne lieu à une ordonnance royale du 16 juin qui porte la largeur de ce prolongement à 12m. Une autre ordonnance du 17-1-1830, porte ce qui suit : « Le préfet du département de la Seine est autorisé à accepter, aux conditions stipulés dans la délibération du conseil municipal du 13-11-1829, l'offre faite par le sieur Achille Pène, propriétaire, de se charger moyennant la somme de un million, d'exécuter le prolongement de la rue Vivienne, depuis la rue Feydeau jusqu'au boulevart Montmartre, etc. ... ». Cette dernière ordonnance a reçu immédiatement son exécution.

Plan 1834               Vue du boulevart Montmartre en 1830

Ce percement va déclencher une opération immobilière qui va supprimer les rotondes entre 1830 et 1831 et le passage des Panoramas.

Panoramas boulevard Montmartre_gravure de Gilbert                 Boulevard Montmartre-DSCN0036

En utilisant le théâtre des Variétés comme référence, on constate qu’un nouveau passage est construit plus loin du théâtre des Variétés comme le montre la gravure de 1812 et la photo actuelle. Il commence 9 boulevard Montmartre et finit 10 rue Saint Marc.
Il est dessiné par Jean-Louis Grisard et 5 galeries sont ajoutées à la partie sud. Ce sont les galeries Feydeau, Saint-Marc, Montmartre, de la Bourse et des Variétés. Ces galeries servent surtout de desserte aux immeubles nouvellement construits. Le passage est surmonté d'une verrière à double pente. Les immeubles de la rue Vivienne, situé le long du passage, communiquent avec celui-ci.
Il est conçu pour faire concurrence aux galeries Colbert, Véro-Dodat et Vivienne et n'a rien à leur envier au point de vue architecturale.

36 rue Vivienne-DSCN0773                         36 rue Vivienne-petit escalier passades des panoramas-DSCN0772

L'hôtel de Montmorency-Luxembourg est partiellement démoli. Grisard sauvegarde deux pièces et demie du premier étage au 36 rue Vivienne. Il modifie le rez-de-chaussée en y faisant deux étages et surélève le bâtiment. Les pièces entre le 36 rue Vivienne et le petit escalier se trouvant à l’angle du passage des Panoramas et la galerie Montmartre sont également préservées.

rue des panoramas 1907        10 rue St Marc 1907        8 rue St Marc 1908, entrée de service du passage

Le porche de l'hôtel et ses bâtiments adjacents  sont sauvegardés et deviennent l'entrée principale du passage au 10 rue Saint-Marc. Le n°8 devient l’entrée de service.

Le passage des Panoramas avec la galerie Vivienne et le passage de Choiseul étaient les plus fréquentés de Paris à la fin du XIXe siècle : il s’y faisait alors un grand commerce d’oranges.

 

 

rue des Panoramas     10 rue St-marc     Vue d'ensemble du batiment 01

 

En 1929, un immeuble en béton, construit, par Henri Sauvage, modifie, ampute et défigure toute la partie sud du passage. Ce bâtiment va du n°6 de la rue Saint-Marc au coin de la rue Vivienne. Les entrées sur la rue Saint-Marc sont modifiées. En remontant la rue on trouve l'entrée de la galerie Saint-Marc, le n°8 qui sert exclusivement d'entrée à l'immeuble, le n°10 qui sert d'entrée principale au passage des Panoramas et d'entrée à l'immeuble et l'entrée de la galerie Feydeau qui se trouve dans le prolongement de la rue des Panoramas à la place du porche de 1834.

La galerie de la Bourse est supprimée.

151 rue Montmartre-Restaurant-Franco-Italien-I                         151 rue Montmartre01

Si on examine les deux documents ci-dessus on constate que la façade du 151 boulevard Montmartre a été modifiée au cours du XXe siècle. Le porche actuel porte le nom de Passage des Panoramas.

La partie sud du passage a été rénové à la fin des années 80.

galerie montmartre 02          galerie montmartre 03          galerie montmartre 04

En 2008, puis en 2012, la galerie Montmartre est rénovée. 

 

Galerie St Marc en travaux

 

 

 

 

La galerie Saint-Marc a été rénové de 2008 à 2010.

 

 

 

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01 juillet 2015

Papeterie Susse

 

Originaire de Lorraine, Jean Susse monte à Paris en 1758 pour y exercer le métier de son père, fabricant de meuble. Son fils aîné, Jean Baptiste, reprend l’entreprise.
Ses frères, Nicolas, graveur, et Victor, marchand de papier, fondent la papeterie Susse frères et loue en 1806 le n°7 passage des Panoramas et achète en 1816 les n°7-8. Susse frères vendent « l'article de Paris » ce qui permet de trouver un peu de tout.

Voici ce qu'en dit Montigny en 1825 : « arrêtons-nous chez Susse, le papetier avoué par la mode. Le moyen de faire un choix, s’il n’est arrêté d’avance ! Voulez-vous des écrans mécaniques, de jolis souvenirs, des coffres, des écritoires, des pupitres à secrets, des boites pour les cartes de visite ? Choisissez, Mesdames, et si, par impossible, vos maris vous accompagnent, tâchez qu’ils ne jettent pas les yeux sur ces grands porte-feuilles rouges, verts et noirs ; il n’en faut pas davantage pour leur faire tourner la tête. Réclamez cet honneur, Mesdames, il vous appartient. »

Ils ouvrent en 1827 un second magasin 31 rue Vivienne sur la place de la Bourse.

Leur réussite est confirmée en 1830 par leur élévation au titre de Fournisseurs de la reine Marie-Amélie, l’épouse du roi Louis-Philippe, et de la princesse Louise, leur fille, qui épouse le roi Léopold I des Belges en 1832, puis en 1847 à celui de Fournisseurs du duc de Montpensier. Ils sont brevetés de l’empereur et de l’impératrice et du roi des Pays Bas.

Alexandre Dumas père dit de Susse : « Quel commerçant... il vend tout et surtout ce qui ne concerne pas son état ».

Delacroix Le Tasse dans la maison des fous huile sur toile 50x60cm

Il achète, vers 1840, pour 600 Francs. « Le Tasse dans la prison des Fous » de Delacroix qu'il rétrocède, en 1866, à Khalil-Bey pour 15 000 Francs et il fait 50 000 Francs à la vente.

Dantanorama gravure de Grandville paru dans le Charivari du 28-02-1836
Jean-Pierre Dantan dit Dantan jeune fait en 1831 une caricature de Cicéri sous forme de statuette qui rencontre beaucoup de succès. Sa principale activité devient alors la caricature de ses contemporains et il confit la vente des statuettes à la papeterie Susse. Elles sont soit en plâtre, soit en bronze et existe en différentes tailles. Il crée, dans ses salons un Dantanorama dont le catalogue réalisé par Jean-Jacques Grandville est édité en 1834. La présence de ces caricatures dans les vitrines provoque des attroupements devant les deux magasins. L'édition de ses statuettes culmine dans les années 1840.

daguerrotype 1839           daguerrotype 1839-2

En 1839 Jacques Mandé Daguerre Louis signe un contrat avec son parent Alphonse Giroux et avec la maison Susse Frères pour produire les caméras réalisant les daguerréotype selon ses instructions.

Susse se consacre à la sculpture en fonte à partir de 1839, lors de l'Exposition des Produits de l'Industrie, et cela deviendra sa principale activité. La même année il édite son premier catalogue.

La papeterie Susse quitte le passage en 1844.

Susse freres

En 1847, Susse reçoit l'autorisation d'utiliser le procédé de réduction Sauvage qui permet la réalisation de petits bronzes d'ameublement reproduisant des œuvres célèbres.

Vers 1847, ils sont les premiers à exploiter un brevet pour fournir de la peinture à l’huile en tube.

                                                       perforation susse

En 1854 les premiers timbres perforés apparaissent en Angleterre. Les Frères Susse vont créés en 1861 une machine dont la dentelure est 7 1/2 x 7. Grace au 2% de remise ils vendent le timbre perforé au même prix que la poste. Le premier timbre perforé de la poste est le 20c au type Empire à l'effigie de Napoléon III en aout 1862.

Albert Susse donne la priorité à son activité de fondeur au début du 20ème siècle et abandonne l'activité de papeterie.

Susse Fondeur situé, depuis 1926, 7 avenue Jeanne d'Arc à Arcueil emménage, en mars 2013, dans les locaux de l’ex fonderie Godard au 19 rue Perrot à Malakoff.

C'est aujourd'hui la plus ancienne fonderie d'art de France en activité et elle a reçu le label Patrimoine vivant.

Depuis le 24 juin 2015 la galerie Susse Freres est ouverte au Palais Royal à Paris du 56 au 62 Galerie de Montpensier. Ils exposent les fontes de Susse Fondeur et des tableaux et céramiques d'artistes pour les vendre.

 

 

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13 septembre 2014

Magasins transformés ou disparus

Devantures changées depuis 2008.

 

n°60 Mondiatheme                         n°60 Autographes

Arnaud Magistry change d'enseigne en 2009 et Mondiathème devient Autographes.

n°61 PHILA 2000          n°61 PHILA 2000 en 2012          n°61 PHILA 2000 en 2013-DSCN0476

Phila2000 a peint sa devanture en noir en 2009. Choix discutable. Il a éclairci sa devanture en 2013 et changé d'enseigne. C'est mieux.

Victoria station bld                              Victoria station bld 02

Victoria station wagon restaurant 2           Victoria station wagon restaurant 4          Victoria station -passage-DSCN0473

Victoria Station a refait ses deux devantures début 2012. Fin novembre 2013 la devanture du passage acceuille deux personnages et les wagons sont équipés de roues.


Magasins disparus depuis 2008.

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Au 47, le graveur Stern quitte le passage en septembre 2008 pour s'installer rue du faubourg Saint-Honoré.

 

 

galerie numismatique

 

Fin 2008, la Galerie Numismatique, magasin de vente de pièces de monnaie, s'installe dans une pièce de l'ancien magasin Stern, passage des Panoramas. Il disparait deux ans plus tard. Il est remplacé par le magasin "Tombés du camion".


 

livres d'occasion

En décembre 2008, s'ouvre, dans l'ancien magasin Stern à l’angle des galeries Feydeau et des Variétés, un magasin de livres d’occasion . Il disparait deux ans plus tard.


 

A-Maury

En décembre 2008, la partie la plus importante de l'ancien magasin Stern, au coin du passage des Panoramas et de la galerie des Variétés, est occupée par l’éditeur de catalogue de timbres postes Arthur Maury. Il disparait deux ans plus tard.

 

 

                    citic    16 passage des Panoramas    151 rue Montmartre-Restaurant-Franco-Italien-I 
Citic, magasin de cartes postales anciennes et modernes, instalé au coin du passage des Panoramas et de la galerie Montmartre, présentait sur sa devanture deux cartes postales anciennes du passage. Un restaurant italien, le Coinstot Vino, a pris sa place en 2010.

La Table


 

Au 22, à la fermeture du restaurant Croquenote, plusieurs restaurants se sont succédés dont le restaurant "La Table" avant que « L’AMI MARCO » s'installe le 15-6-2009.

 

 

 Ideka                   ideka_1        

Au 14, Ydeka design, installé depuis 1998, présentait dans ses vitrines des objets insolites. Ses principales activités étaient galerie de peinture, objets de déco, meubles sur mesure, décoration et conseil de décoration d'appartement. Il est remplacé par Clément Maréchal en 2011.



 16 passage des Panoramas            Live gallery

Au 16, emplacement au début du XXe siècle d’un magasin de cartes postales, remplacé  par Live Gallery qui a ouvert en octobre 2006. Le choix des artistes exposés se fait uniquement sur coup de cœur. Elle a fermé ses portes en 2012. Elle est remplacé par Noglu restaurant épicerie.

Tombees du camion

 


Fin 2012 le magasin "Tombés du camion" laisse la place a "Les grands d'Espagne".

 

 

Maalkita       Maalkita haut de porte       vitrine

Au 49 le magasin de restauration de tableaux a été remplacé en juillet 2006 par la « galerie d'artisanat mondial, Maalkita ». Le terme maalkita est d'origine tagalog, langue parlé aux Philippines, et peut avoir différents sens, suivant la prononciation, qui ont le mot amour comme racine. Le magasin a une jolie porte sculptée baroque. Le macaron de droite porte une inscription amusante vu l'activité du magasin : « EXPOSITION DES PRODUITS DE L'INDUSTRIE 1859 ». Il laisse sa place en 2014 à l'épicerie Noglu.

Galerie Montmartre Aux Collectionneurs

n°24 galerie Montmartre Aux Collectionneurs remplacé en 2015 par un restaurant japonais.

 

 

 

 

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06 mai 2013

la philatélie et le passage

Le passage a retrouvé de l'animation avec l'arrivée des magasins de philatélie, de cartes postales anciennes et de vieux papiers dans les années 70.
Le passage est devenu un lieu incontournable pour les philatélistes.

n°9 Marigny Philatelie 03  n°11 Garcia  n°14 Marechal  n°17 Panoramas Philatelie

n°48 M et C Labre  n°50 Patrick Prins  n°52 Depasse  n°54 Au materiel de collection

 

    n°55 La Postale Le Vermillon  n°60 Autographes  n°61 PHILA 2000 en 2013-DSCN0476  

n°09 Marigny Philatelie
n°11 Garcia
n°14 Clémant Maréchal a déménagé du 56 au 14 passage des Panoramas en 2011
n°17 Panoramas Philatelie
n°48 M. et C. Labre
n°50 Patrick Prins
n°52 Depasse
n°54 Au materiel de collection
n°55 La Postale Le Vermillon
n°60 Arnaud Magistry change d'enseigne en 2009 et Mondialthème devient Autographes.
n°61 PHILA 2000

panoramas en fete 1997       panoramas en fete 1998       panoramas en fete 1999

Ceux-ci ont organisé, à la mi-décembre de 1997 à 1999, « les Panoramas en fête » qui donnaient l'occasion d'émettre des souvenirs philatéliques : prêt-à-poster en 97 et 98, un carnet privé en 99.

A-Maury

En décembre 2008 l'éditeur de catalogue de timbres poste Arthur Maury s'installe dans l'ancienne maison Stern. Il quittera ce lieu deux ans plus tard pour aller au 42 avenue Montaigne à Paris


 

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Académie Julian

En 1866 Rodolphe Julian ouvre un atelier au 36 rue Vivienne ou il habite. En 1868, il ouvre l'académie libre de peinture au 27 de la galerie Montmartre. Au début des années 1870 il ouvre son académie aux femmes.

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C'est la seule possibilité qu'ont les femmes pour se perfectionner dans leur art car l'académie des Beaux-arts leur est interdite jusqu'en 1897. De plus elles peuvent peindre d'après un modèle nu ce qui est impensable pour l'époque. Si les femmes posent nues, les hommes posent caleçonnés. 
Pour attirer la clientèle féminine, d’origine bourgeoise, il crée, début 1876, un atelier réservé aux femmes au-dessus de celui des hommes et, en 1880, un atelier 51 rue Vivienne.
L’atelier du Passage des Panoramas reçut Vuillard, Bonnard, Maurice Denis, Ker-Xavier Roussel, fondateurs du groupe des Nabis dont le Manifeste a été publié en 1890. C'est là que Sérusier leur montra son tableau "Le Talisman", peint sur les conseils de Gauguin. Henri Matisse et Fernand Léger y firent aussi leurs débuts.
Elle attire beaucoup d'étranger car le concours d'entrée à l'académie des Beaux-arts comporte une épreuve de français réputée très difficile.
D’autres ateliers seront créés dont ceux de la rue du Dragon et de la rue de Berri.
Elle a une reconnaissance officielle quand elle présente, au début du XXe siècle, des candidats au prix de Rome.
Elle a quitté la galerie Montmartre, probablement en 1929, lors des travaux affectant le sud du passage.
L'Académie Julian sera fermée pendant la Seconde Guerre mondiale et deux de ses ateliers vendus en 1946. Les studios de la rue du Dragon sont rachetés par Guillaume Met de Penninghen et Jacques d’Andon en 1959, puis intégrés à l'Atelier Penninghen pour devenir l'ESAG-Penninghen (école supérieure d’art graphique) en 1968. Les ateliers de la rue de Berri sont dirigés par Cécile Beldent, avec André Del Debbio, jusqu'en 1973, date de leur expropriation. André Del Debbio a dirigé à partir de cette date l'Académie Julian-Del Debbio, en professant la sculpture et le dessin avec modèles vivants. L'Académie Julian fait maintenant partie de l'ESAG-Penninghen qui possède ses archives.

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Theatre de Monsieur Comte

 

comte

Louis-Christian-Emmanuel-Apollinaire Comte est né à Genève, d'un père français, le 22 juin 1783, et mort à Rueil le 25 novembre 1859. Il se fait une solide réputation de physicien prestidigitateur et de ventriloque.
Il donne, devant Louis XVIII et les souverains d'Europe, une séance à la suite de laquelle il reçoit le titre de "Physicien du Roi". Il utilisera ce titre pour ses représentations.
A force de sollicitations et d'efforts il obtient le privilège d'établir à l'hôtel des fermes, rue du Bouloi, un théâtre moral, où la troupe, comme le public se compose d'enfants. Après avoir été hébergé dans plusieurs salles, il fait construire, passage des Panoramas, une petite salle de théâtre pour y transporter sa troupe en 1822. Sa présence est mentionnée, dans l'almanach des spectacles, en 1823 et 1824 sous le nom de « Théâtre de M. Comte » et à partir de 1825 de « Spectacle de magie et des enfans de M. Comte, physicien du Roi ».
Montigny nous en donne cette description dans « Le provincial à Paris » paru en 1825 :
« Nous touchons à l’endroit du passage où est placé le petit théâtre de M. Comte. Quels sont ces marmots qui jouent d’une manière si bruyante ? Paix ! ce sont les artistes : le père noble est celui qui mord dans un gâteau ; cette petite fille est la grande coquette, et le financier lui présente une pomme. »
En 1826, il déplace sa salle, forcé par les autorités pour cause de danger d'incendie, au passage de Choiseul.

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Graveur Devambez

En 1826, Hippolyte Brasseux, graveur du roi Charles X, ouvre un atelier au 17 du passage des Panoramas.

Devambez_Brasseux

En 1835, la Maison Brasseux Jeune fut transférée au 5 suite aux travaux d'aménagement qui eurent lieu dans le passage.
Il eut pour successeur, en 1863, Beltz, qui ne resta que sept ans dans les affaires, quand l'atelier fut repris par Édouard Devambez qu'il achètera en 1873 et en fait une entreprise française de gravure et d'édition de livres d'art. Ses premières récompenses aux Expositions universelles : médaille de bronze en 1878, médaille d'argent en 1889 à Paris dans la catégorie impression de gravure artistique et peinture héraldique.

Devambez

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En 1890, la Maison se déplace au 63 du passage des Panoramas.
Les efforts constants de la Maison Devambez ne cessent d'être couronnés de succès : diplôme d'honneur à Toronto(1898) et médaille d'or aux expositions universelles de Bruxelles(1897) et de Paris(1900).
Le magasin du 63 s'agrandit par l'adjonction des deux boutiques voisines dans le passage des Panoramas.
Typographie, gravure et timbrage ont été commandés par la Maison d'Orléans, la Reine Amélie de Portugal, le Prince Gaston d'Orléans Comte d'Eu, le Tsar Ferdinand de Bulgarie, le Tsar Nicolas II, la Maison de Bonaparte et le Président de la République française.

PAN Devambez 01                    PAN Devambez 02

PAN est la plus prestigieuse des publications réalisé en 1928 avec Paul Poiret. Annuaire de luxe réunissant presque tous les grands noms du commerce de luxe de l'époque. Il est illustré de 116 planches en noir et en couleurs par les plus grands artistes contemporains.

La maison Devambez présente en 1927 dans le passage des Panoramas déménage, courant XXe siècle, au 16 place Vendôme où elle est encore aujourd'hui.

Devambez 2

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Théâtre des Variétés

Le 8 juin 1806 un décret sur le régime des théâtre limite le nombre de théâtre dans Paris.  Le théâtre des Variétés en faisait partie mais, situé au Palais Royal, Napoléon trouvant qu'il portait préjudice à la Comédie Française oblige celui-ci à déménager pour le 31-12-1806. Sa directrice Marguerite Brunet dite Mademoiselle Montansier achete un terrain à Mr Thayer et fait construire un théâtre boulevard Montmartre. L'architecte jacques Cellérier construit le théâtre qui viend s'accoler à la rotonde.


colonne dorique           colonne ionique

La façade du théâtre, classique, présente au rez-de-chaussée quatre colonnes d'ordre dorique et au premier étage quatre colonnes d'ordre ionique. Le tout étant surmonté d'un fronton triangulaire. Il est inauguré le 24-6-1807 par un vaudeville de Désaugiers : « Le Panorama de Momus ». Il fait 1600 places pour 928 places à l'heure actuelle. L'entrée des artistes se fait par une petite allée sombre qui donnait dans le passage des Panoramas.

Theatre des Varietes Civeton 1829 copie
Le théâtre des Variétés s'agrandit en 1833 d'un petit jardin  situé derrière sur lequel on édifie les bureaux de la direction et les magasins de costumes et de décors avec entrée des artistes au 17 de la galerie des Variétés.

Le théâtre des Variétés connait un immense succès, de 1864 à 1869, quand Jacques Offenbach y fait représenter ses opérettes « La Belle Hélène », « Barbe Bleue » et surtout «  La Grande Duchesse de Gerolstein » avec Hortense Schneider dans le rôle principal.

Emile Zola fréquente un salon de lecture au 55 passage des Panoramas. Il utilise le théâtre des Variétés, le passage des Panoramas et ses galeries pour cadre dans son roman " Nana " (1880).

Le théâtre des Variétés est le doyen des théâtres parisiens. La Comédie Française ayant été reconstruite en 1900 suite à un incendie.

En 1974 la façade et le vestibule sont classés Monuments Historiques et la salle I.S.M.H.

Jean-Paul Belmondo a dirigé le théâtre de 1991 à 2004 où il a laissé sa place à Jean-Manuel Bajen.

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Café Veron

Montigny dans son guide, en 1825, « Le provincial à Paris » en dit ceci : « …commençons par le côté gauche. A l’angle du boulevard est le café Véron, dont tous les ornements (particularité qu’il est bon d’observer) sont avoués par le goût. Les consommateurs sortent toujours satisfaits de ce beau café. Avant et après l’heure de la bourse, un grand nombre de courtiers-marrons, de  haussiers et de baissiers garnissent les tables du café Véron ; ces messieurs déjeunent solidement ; il est rare que l’espérance n’ajoute pas un mets ou deux à leur carte. »
Sa publicité disait : « ... orné avec une richesse et une élégance qui l'emportent sur tous les autres cafés. ».
Cafe Veron vers 1840
En 1836 le café Véron se trouve à droite du porche avec entrées sur le boulevard et dans le passage. Lors de sa visite, en 1836, un américain, Jewett, nous en donne cette description :
« La dorure des différentes parties est d'une profusion opulente qui évoque tout ce qu'on a pu lire de la maison dorée de Néron. Le plafond et les murs sont ornés des plus jolies fresques d'animaux, de fleurs, de faunes, de nymphes, de grâces... Quatre immenses chandelles dorées pendent du plafond. Un haut candélabre s'élève au centre de la pièce et deux belles lampes se tiennent sur le comptoir. Ces lumières éclairent les couleurs et les dorures rendant la scène brillante au-delà de toute description. Et puis les miroirs sont placés de façon à doubler et redoubler, à réfléchir vingt fois ce qui a été décrit. »
Il y restera jusque vers 1914.

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Maison Stern

La Maison Stern et Aumoitte a été fondée en 1836 par Monsieur Aumoitte qui s'associe à un jeune graveur, Moïse Stern. En 1849, Stern loue plusieurs petites boutiques, réserves et appartements aux angles formés par la galerie des Variétés, le passage des Panoramas et la galerie Feydeau pour en faire son logement et son atelier de gravure. Moïse Stern reprend, seul, la Maison à la fin des années 1850.
ex librisL'ex-libris de la Maison Stern devient un grand « S » dans lequel se loge un lion dressé, la patte antérieure reposant sur le monogramme « MS » entrelacé. Une main brandissant un outil de graveur et deux pièces d'armure, un gant et le casque complètent la composition. L'enseigne reprend l'ex-libris et mentionne les dates, 1867 et 1889, des deux expositions universelles où la Maison Stern se voit décerner la Médaille d'Or.
Dans les années 1890, M. Stern associe son fils René à l'entreprise qui prend le nom de Stern et fils. René Stern reprend la boutique à son compte en 1904. Parmi ses prestigieux clients, la Maison Stern a eu l'honneur de compter l'Elysée pour ses menus et ses invitations, les ambassades, la noblesse et les grandes entreprises françaises et étrangères. Chacun participe depuis longtemps au renom de la Maison.
Passage_des_Panoramas_1910

 

Vue du passage et de la maison Stern en 1910.

 

 


Depuis, les générations se sont succédées avec, aujourd'hui, une volonté très forte de conserver et valoriser un savoir-faire et des techniques qui tendent à disparaître.


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En septembre 2008 le graveur Stern quitte le passage et prend à bail une boutique au 131 rue du faubourg Saint-Honoré dans le 8e arrondissement de Paris. C'est la fin d'une époque pour le passage tellement le nom de la maison Stern lui était associé.

Le 10-07-2009 l'arrêté n°2009-899 inscrit au titre des monuments historiques les pièces 1,2,4 et 5 avec leur décor de l'ancien magasin Stern.

 

Aperçus des pièces de la maison Stern.

 

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 Oeuvres réalisées par Stern comme graveur.

 

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