Montigny dans son guide, en 1825, « Le provincial à Paris » en dit ceci : « …commençons par le côté gauche. A l’angle du boulevard est le café Véron, dont tous les ornements (particularité qu’il est bon d’observer) sont avoués par le goût. Les consommateurs sortent toujours satisfaits de ce beau café. Avant et après l’heure de la bourse, un grand nombre de courtiers-marrons, de  haussiers et de baissiers garnissent les tables du café Véron ; ces messieurs déjeunent solidement ; il est rare que l’espérance n’ajoute pas un mets ou deux à leur carte. »
Sa publicité disait : « ... orné avec une richesse et une élégance qui l'emportent sur tous les autres cafés. ».
Cafe Veron vers 1840
En 1836 le café Véron se trouve à droite du porche avec entrées sur le boulevard et dans le passage. Lors de sa visite, en 1836, un américain, Jewett, nous en donne cette description :
« La dorure des différentes parties est d'une profusion opulente qui évoque tout ce qu'on a pu lire de la maison dorée de Néron. Le plafond et les murs sont ornés des plus jolies fresques d'animaux, de fleurs, de faunes, de nymphes, de grâces... Quatre immenses chandelles dorées pendent du plafond. Un haut candélabre s'élève au centre de la pièce et deux belles lampes se tiennent sur le comptoir. Ces lumières éclairent les couleurs et les dorures rendant la scène brillante au-delà de toute description. Et puis les miroirs sont placés de façon à doubler et redoubler, à réfléchir vingt fois ce qui a été décrit. »
Il y restera jusque vers 1914.